#‎EtLOrientationSexuelleAlors

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Avant de commencer la lecture de cet article, sachez que tout ce qui se trouve dans cet article n’est que mon avis, mon ressenti. Je ne détiens pas la vérité. Je suis ouverte au débat et à la critique du moment qu’elle est réfléchie et non agressive. Merci de prendre tout cela en compte.

L’orientation sexuelle, vaste sujet qui fait couler beaucoup  d’encre, surtout depuis la légalisation du mariage homosexuel en France. Sans parler des coming-out de stars qui sont supra médiatisés comme celui d’Ellen Page par exemple (je l’ai choisi pour l’exemple parce que je l’aime bien. Bah oui, c’est moi qui écrit alors je choisis qui je veux, na!). Donc vous avez compris qu’on en parle souvent et un peu partout. Et voilà qu’un événement interblogueurs se pointe pour qu’on réfléchisse un peu sur ce thème. J’ai donc dû me creuser la tête pour savoir comment développer la chose et sous quel angle.

Et finalement, évoquer l’impact d’autrui sur la perception de sa sexualité m’a paru probant. Attention, explication: personne ne vous rendra gay/lesbienne, bi, pan ou encore hétéro, bien entendu. Il sera question de l’influence de l’éducation et de la culture sur la perception de sa sexualité.

Celle-ci est remarquable dès les plus jeunes âges. Vivant dans une société hétéronormée, nous attendons souvent de nos enfants qu’ils soient hétérosexuels et nous les élèveront comme tels. Nous aurons tendance à leur faire pratiquer des activités en lien avec leur genre comme le foot pour les garçons et la danse pour les filles. Ces idées pré-construites des rôles et des places de l’homme et de la femme, du petit garçon et de la petite fille dans la société sont très présentes dans les médias, la culture de masse et les produits de consommation. Prenons l’exemple des jouets. Aujourd’hui, les rayons de nos magasins sont remplis de divers jouets: jeux de société, ballon et poupées en tout genre. Mais ce qui est le plus remarquable, c’est cette séparation entre les jouets « pour filles » et les jouets « pour garçons ». La reconnaissance est facile, le rayon féminin est tapissé de rose et celui des garçon l’est de bleu. Pas moyen de se tromper. Les filles et les garçons auraient donc des jouets prédestinés. 

Mais tous les jouets ne sont pas genrés. J’ai été agréablement surprise de voir, dans un magasin de jouet, un set de ménage avec en photo sur le paquet un petit garçon qui passait l’aspirateur. De plus, dans les années 1980, une publicité pour Légo montraient une petite fille vêtue d’un jean et d’un t-shirt neutre qui montrait fièrement sa création, la marque prônant à l’époque l’universalité de ses jouets et que, peu importe ce que l’enfant créait, qu’il soit garçon ou fille, sa production était belle. Ce simple jouet pouvait refléter le fait que la marque laisse l’enfant; garçon ou fille; se construire par lui même (interprétation personnelle d’une ancienne Term L). Le mieux serait de ne pas imposer à son enfant d’aller vers tel ou tel jouet mais plutôt de le laisser choisir vers quel jouet il veut aller. En revanche, forcer son enfant à porter les vêtements du genre opposé (événement s’étant déjà produit) dans le but de s’opposer aux clichés de la femme girly et de l’homme viril serait une grave erreur. Ceci pourrait entraîner une confusion chez l’enfant.

Comprenons bien que c’est l’éducation que les enfants vont recevoir qui va en grande partie forger leur conception de l’homme et de la femme ainsi que leur rôle dans un couple (en se basant ici dans le cas d’un couple hétérosexuel). L’esprit de l’enfant étant fragile et malléable, il serait facile de lui faire croire que l’hétérosexualité est la seule orientation sexuelle existante ou la seule orientation normale/valable. Il n’est pas question ici de faire l’apologie de l’homosexualité mais plutôt de ne pas nier l’existence de ces possibilités et de ne pas les dénigrer. Il n’est pas question non plus de critiquer les personnes pensent leurs enfants hétérosexuels (bien que de mon point de vue, un enfant est asexué . L’hétérosexualité a toujours été considérée comme la norme car c’est de ce type de relations que dépend la survie de l’humanité. Bien qu’aujourd’hui la PMA existe pour les couples homosexuels dans certains pays, c’est avant tout de l’accouplement d’un homme et d’une femme que la vie se créée. De ce point de vue, critiquer l’hétérocentrisme serait nier l’aspect biologique de la chose.

En revanche, nier l’existence de l’homosexualité et la diaboliser n’aidera pas l’enfant à penser de manière saine. En effet, pour une partie de la population, l’homosexualité est jugée anormale et contre-nature. Ses opposants prônent le fait qu’on ne puisse pas procréer en ayant des rapports sexuels avec une personne du même sexe (ce qui est vrai d’un point de vue biologique) et s’aident de raisons religieuses pour appuyer leurs propos. Bien souvent, ce raisonnement résulte d’une incompréhension et d’une  peur de la différence. L’homme a peur de ce qu’il ne comprend pas et cette peur se transforme très vite en hostilité, plus communément appelée la discrimination.

Et les enfants dans tout ça? Ils se construiront à partir de l’éducation et des valeurs que leurs parents leur ont inculqué. Mais les enfants grandissent et lorsque l’adolescence arrive, les premières attirances arrivent  ainsi que les premiers questionnements. Les adolescents se cherchent alors leur identité, cherchent leurs propres centres d’intérêts et s’éloignent un peu de leurs parents pour commencer à réfléchir et penser par eux-même. Ils se posent des questions sur leur sexualité et cherchent probablement à être rassurés et conseillés par leur ami(e)s et leur famille. Aussi, en fonction de l’éducation et des remarques que son entourage lui aura fait, l’ado sera plus ou moins conforté dans la perception de sa sexualité.

Un adolescent qui a reçu une éducation prônant la tolérance et respectant les orientations sexuelles différentes de l’hétérosexualité aura plus de facilités à s’accepter si lui-même est attiré par le même sexe.  Mais dans la cas où l’adolescent a entendu toute son enfance que les homosexuels étaient anormaux/différents etc, il est fort probable qu’à la découverte de sa possible homosexualité, il se sente  anormal, incompris ou monstrueux. C’est malheureusement le cas de beaucoup de jeunes aujourd’hui. N’étant pas acceptés par leur entourage, ceux-ci se replient sur eux-même, cachent leur homosexualité par peur de représailles ou parfois coupent les ponts avec leur famille. Les mutilations et suicides sont aussi à déplorer dans le pire des cas…

L’adolescence est une période suffisamment complexe, épargnons aux jeunes l’hostilité et la culpabilisation que tant d’entre eux subissent. Nous n’avons pas forcément à accepter et à donner notre bénédiction aux personnes homosexuelles. Toutefois, en tant que personnes, elles méritent le respect autant que n’importe qui, et ce peu importe leurs préférences sexuelles.

Comme on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas son orientation sexuelle. Et il est, de mon point de vue, profondément injuste de juger et de critiquer une personne sur une chose qu’elle ne peut refréner/maîtriser.


Je tiens tous d’abord à remercier Febus pour son aide à la réalisation de cet article, et notamment à l’organisation de mes idées. Sans lui, je serai partie dans tous les sens et croyez moi, vous n’auriez pas apprécié.

Cet article a été écrit dans le cadre de l’événement interblogueur Et l’orientation sexuelle alors? Le but était de réagir sur le thème de l’orientation sexuelle afin de débattre et de partager sur le sujet. D’autres blogueurs ont ainsi participé. Ci-dessous vous pourrez accéder à leurs articles:

Raphie

Monsieur le Psy

Retour à l’école

Chtite fourmi

Aileza

Monsieur Grrr

Natacha, Sept à la maison

Gaby


 

N’hésitez pas à aller les lire et à réagir 🙂

Bisous Poutous

Ophélie

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4 réflexions sur “#‎EtLOrientationSexuelleAlors

  1. Pingback: Non, vous n’aurez pas ma liberté de baiser ! #EtlOrientationSexuelleAlors | What's up in my happy days ?

  2. Pas mieux ! Ton article est top, clair, bien construit 🙂
    Comme l’avait dit Virginie Despentes dans une interview : « Sans toute cette propagande, on ne passerait pas nos vies à être hétéros » Soulignant ainsi le conditionnement dont on fait l’objet dès le plus jeune âge. En outre, permettre à chaque enfant devenu ado de choisir selon ses préférences et non selon la pression sociale, éviterait de nombreux drames. Et non la race humaine ne s’éteindrait pas pour autant car si on avait le choix réellement on ne choisirait pas tous d’être homosexuel^^
    Bravo pour ton article 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. Je partage ton point de vue ! et peut-être même irais-je un peu plus loin sur le fait que ce que la société attend de ce couple hétéro normalisé c’est-à-dire fonder une famille, avoir des enfants, et donc « perpétuer la race humaine », c’est un schéma tellement ancré qu’on ne sait même plus pourquoi on y tient tellement. Quand une femme dit qu’elle ne veut pas d’enfants, peu importe la raison, c’est « mais, tu verras plus tard tu en voudras », « oh y faut bien » ou alors « tu vas bien finir par fonder ta famille de toute façon ». Et là pour le coup je m’éloigne du sujet, mais cette idée qu’en tant qu’être humains on doit faire en sorte de perpétuer l’humanité me dépasse complètement, non seulement au point de vue individuel mais aussi au point de vue de l’espèce. Pour quoi faire ? Pour les gens qui croient en Dieu, en la vie éternelle ou autres choses qui me dépassent, c’est vrai que ça a du sens pour eux. Mais pour ceux qui ne croient à aucune forme d’éternité individuelle, je ne vois pas en quoi prétendre contribuer à une éternité collective changerait quoi que ce soit pour eux, fin je veux dire, tu vis ta vie, tu meurs. Si t’as des enfants ils sont tristes mais qu’est-ce que ça peut te foutre t’existe plus. Même au niveau de la fierté familiale, perpétuer la lignée (ce qui est la même idée, mais masquée sous l’orgueil) c’est des trucs du Moyen-Age ça. Point de vue très personnel, et très peu partagé/compris, je l’avoue. Par contre je ne dis pas que c’est mal de vouloir des enfants, je reconnais que la plupart des gens veuillent des enfants, les aiment, veuillent fonder une famille, c’est tout à fait légitime. Mais cette peur primitive de ne pas avoir de descendance en revanche …. ?
    Sinon, très rarement mentionnées, les personnes asexuelles/graysexual/demisexuelles. Des formes d’asexualités plus ou moins marquées, mais il faut savoir qu’il y a des personnes qui ne ressentent pas ou très peu d’attirance sexuelle. Bon après on peut parler d’attirance romantique donc la question est juste portée sur un autre aspect.
    Ce que je voulais préciser aussi, c’est le fait que personnellement, ce que je pense vient en partie de ce que j’ai lu sur internet, des témoignages, des articles, tumblr, qui m’ont expliqué ce qu’était la sexualité en général, l’attirance pour les différents sexes/genres. Sans ça je pense que la tolérance serait là, mais la compréhension beaucoup moins.

    Aimé par 1 personne

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