La Solitude #Reflexion

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Qui a dit qu’on ne pouvait pas passer un bon/agréable moment en tête à tête avec soi-même? Qui a dit qu’il fallait être à deux ou plus pour aller se balader? Passerait-on pour un(e) marginal(e) ou pour une personne solitaire, sans attache aucune? Voilà les questions que je me suis posée.

Je ne peux nier le fait que l’homme est un « animal social » (cf Aristote) et qu’il a besoin de ses congénères pour avancer sur bien des plans. Mais a t-on besoin d’être perpétuellement entouré? Ne peut-on pas vivre grâce à soi-même et pour soi-même, juste un peu?

Pour certains, être en groupe permet de se sentir apprécié et ainsi valorisé. On se sent important, intéressant, drôle et attractif. On est quelqu’un de bien, puisque des gens nous apprécient. C’est ce qu’on se dit.

Retirons donc ces personnes.  Que reste-il? Qui est là pour me valoriser? Pour nous rassurer? Pour nous faire sentir que nous sommes importants? Pour nous donner de la valeur? Personne, à part nous-mêmes.

Le voici, le face à face tant redouté! Une fois que nous sommes seul(e)s, nous sommes cernés. Ce flot continue de pensées, quasiment impossible à contrôler nous renvoie à nous-mêmes, à ce que nous ne montrons pas ou à ce que nous faisons en sorte de cacher.  Complexes, peurs, doutes… Tout ça est bien difficile à refouler, maintenant. Alors quoi? On ne supporte pas d’être confronté à ses propres pensées? On leur dit « bye bye » et on appelle les potes histoire de ne pas être seul(e), de ne pas être « sans ami(e)s » ou de ne pas paraître abandonné aux yeux du monde?

A quel moment, être un peu seul est devenu quelque chose de terrible? A quel moment le mot solitude est-il devenu péjoratif? En quoi est-ce mal de profiter, de temps en temps, du calme et de la paix que nous procure ladite solitude? Qui a décrété que, parce qu’on apprécie la solitude, on est inadapté socialement ou on aime pas les gens?

Se poser, seul(e), au calme. Réfléchir un peu à sa condition, à ce qu’on est, à ce qu’on a entrepris, à ce qu’on a réussi, à ce qu’on a échoué. La voilà, la clé pour avancer et d’apprécier, selon moi. Savoir s’analyser, essayer d’être le/la plus objectif/ve possible afin de savoir qui on est. Connaître sa vraie valeur, qui n’a pas à être dictée/imposée par autrui.

Pour résumer: être parfois seul(e) et apprécier la solitude ne fait pas de nous quelqu’un d’asocial ou de pestiféré. La valeur d’une personne ne s’évalue pas à la taille de son cercle familial/amical. Il faut apprendre à jauger sa valeur en faisant abstraction des pseudos avis que les autres peuvent avoir (même si le fait d’avoir des avis extérieurs permet de s’appréhender de manière différente.

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Je terminerai par une citation que j’espère beaucoup reconnaîtrons: « Prend toi en main, c’est ton destin » (par contre le registre de cette citation est totalement différent de celui de l’article!)

N’hésitez pas à réagir à ce que je viens de dire. Je ne détiens pas la vérité. Ceci est juste le fruit d’une réflexion spontanée. Vos avis m’intéressent.

Bisous Poutous

Ophélie

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Une réflexion sur “La Solitude #Reflexion

  1. Cet article me renvoie à des inquiétudes très désagréables que j’ai eues et que je peux encore avoir, même si elles sont dirigées d’un autre point de vue maintenant. A une période de ma vie où je n’avais presque pas d’amis dans mon lycée (mais en dehors), j’ai eu beaucoup de mal à aller de l’avant, je me sentais nulle. Mais en même temps, je n’avais aucune envie d’aller vers des gens qui, je le savais, ne correspondaient pas du tout à ce que j’étais. Et j’ai tout de même préféré passer pour une marginale, que de me fondre à un groupe de manière hypocrite envers moi-même. Même si, bien sûr, j’avais quand même un petit problème de communication et de sociabilité, je l’admet.
    Maintenant, je crains la solitude, mais vraiment plus parce que je vis dans une dépendance affective constante, que parce que j’ai besoin que les autres m’approuvent et me valorisent. J’ai besoin d’avoir des gens à aimer et qui m’aiment, et c’est plus quelque chose de primaire, sans doute un traumatisme refoulé de l’enfance qu’un psychanalyste irait me trouver, que quelque chose de vraiment conscient. Que je sois entourée ou seule, j’ai toujours tendance à laisser mon esprit vagabonder. Je peux rester des heures à penser « dans le vide » que ce soit en me baladant ou en restant affalée sur mon lit.
    Et non, personne ne peut être jugé par rapport à son entourage, encore moins par rapport à l’importance ou non importance de celui-ci.

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