J’ai (dé)testé pour vous

giphy (1)

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais dans presque tous mes articles je fais des listes. J’ai l’impression d’être née pour faire des listes. Pas terrible comme destinée, quand même. Mais j’aime quand mes idées sont à peu près ordonnées (contrairement à ma chambre..). Ici j’ai décidé d’évoquer quelques petites choses que j’ai vécues (donc testées) et détestées. Il y a du drôle et du moins drôle mais dans tous les cas, sur le moment, ça ne m’avait clairement pas plu. Comme je suis quelqu’un d’assez susceptible en plus, ça n’arrange rien.

1)  Avoir le « cul entre deux chaises » du fait de mon métissage. Une situation pourrie, surtout quand on te demande si « tu te sens plus blanche ou plus noire» ou quand on te fait carrément un reproche : « de toute façon, tu te considères plus comme noire que comme blanche ! » Si, on m’a déjà dit ça, et je peux vous dire que ça fait mal (surtout venant de la personne qui a dit ça).

Je déteste cette manie qu’à l’être humain de  tout mettre dans des cases. On est grand, petit, blanc, noir, arabe, asiatique, mince, gros… Laissez-nous être nous même, c’est déjà suffisamment difficile comme ça de s’accepter tel qu’on est. Et puis c’est quoi cette histoire de « tu te sens plus noire ou blanche? » C’est quoi, une guerre? Il faut choisir son camp? Hé, laissez-nous tranquille, faites votre guerre si vous voulez mais ne m’incluez pas dedans, moi j’aime tout le monde à la base, j’en ai rien à faire de l’origine ou de la couleur. Après si vous êtes fermés d’esprits, c’est votre problème. (Votre intolérance me donne la nausée) Je précise que le vous ne s’adresse pas à mes lecteurs mais à ceux qui ont pu me faire les remarques que j’ai cité plus haut.

2) Aller dans un magasin avec une connaissance (ami(e), famille etc) et regarder quelque chose. Pendant que vous êtes occupé(e)s, votre connaissance se barre je ne sais où et, juste à ce moment, une autre personne (dois-je préciser qu’il s’agira d’un(e) parfait(e) inconnu(e)) se place à peu près à la même place que celle de votre connaissance plus tôt. Vous n’avez pas vu que la personne près de vous avait changé, vous parlez donc à la personne qui se trouve près de vous, étant persuadé(e) qu’il s’agit de votre meilleur ami Jean-Michel-Raoul (c’est beau, n’est-ce pas?) alors qu’en fait non…

Vous venez donc de parler de string panthère et de licorne fluo déféquant des arcs-en-ciel à un(e) parfait(e) inconnu(e). A cet instant, un nombre incalculable de sentiments pas très agréables vous envahit. Il y aura la honte, la gêne mais aussi la colère. Oui, parce qu’en général, on en voudra à Jean-Michel-Raoul de s’être carapaté sans prévenir. Après d’autres le prendront avec humour, et tant mieux ! (Bon, je ne sais plus avec qui j’étais quand ça s’est passé et je ne sais plus non plus ce que j’ai pu dire à l’inconnu(e) mais bon, cette situation est bien connue et je pense que nous sommes pas mal à l’avoir expérimenté)

3) Etre insultée parce que j’ai mis une robe. Je n’ai pas à me défendre en disant des choses du genre « mais la robe m’arrivait au genou » ou je ne sais quoi. Que la robe arrive aux genoux, à mi-cuisses ou je ne sais où, en aucun cas cela ne légitime  l’ insulte. Je m’habille comme je veux. Généralement, avant l’insulte, il y a la petite phrase bien lourde et bien vulgaire du genre « Hey t’es bonne toi » ou encore « vas-y donne ton numéro ! » [HARCÈLEMENTDE RUE] et quand on ne répond pas à leurs aboiements (j’ai honte, j’insulte les chiens en écrivant ça, j’aime tellement ces animaux) tu te fais insulter.

Ils aiment beaucoup le mot « salope » ces gars là. Ils ne se rendent pas compte que cette insulte n’est pas vraiment appropriée étant donné que je ne réponds jamais à leurs « tentatives » de drague. Moi, une salope ? Revoit la définition du mot avant de l’employé ! (déjà, si ça ne tenait qu’à moi, ce mot n’existerait même plus). Sur ce site, une salope est  une femme débauchée, de mœurs dépravées, ou qui se prostitue. Je ne suis pas certaine de correspondre à cette brève description puisque je t’ignore. Va à l’école au lieu d’insulter toutes les femmes qui passent (dois-je préciser que bien souvent, ces types s’expriment très mal ? Je ne crois pas.) Ils aiment aussi les « Toi, je te baise. » Hum charmant, vraiment. Par chance je n’y ai jamais « eu droit »… « eu droit » ? Pourquoi j’utilise ce terme ? Parce que, si on écoute certaines personnes, en tant que femmes nous devrions être flattées d’être abordées comme ça ! Mais oui, BIEN SÛR, je me sens tellement mieux dans ma peau après avoir entendu ça, MERCI.

J’adore être considérée comme un bout de viande avarié, si si, je vous assure!

Je pourrais parler de harcèlement et de sexisme pendant des heures mais généralement ça me contrarie donc j’évite.

Vous avez déjà expérimenté ce genre de situations? Y a t-il d’autres situations qui vous énervent profondément? Enervez-vous avec moi, faut évacuer cette colère (si vous préférez frapper sur tout ce qui vous entoure, vous avez le droit, mais c’est moins bien ). 😛

Bisous

Ophélie

Publicités

Une réflexion sur “J’ai (dé)testé pour vous

  1. Pour ce qui est du premier « ennui » (l’art de l’euphémisme) causé par des abrutis, je ne l’ai pas vécu en tant que « cachet d’aspirine » personne ne me pose jamais de question sur mes origines ou quoi que ce soit. En revanche, ce problème qui est relatif à la question du métissage, de gens irrespectueux qui posent des questions franchement stupides, comme tu le dis, n’est pas rattaché qu’à cette question. Il y a des gens qui sont très fermés d’esprit et veulent toujours ranger les gens dans des boites, afin de mieux les rabaisser : « ah mais toi tu es ceci, alors forcément ! ». Ce sont les rois du syllogisme en général (même s’ils ne savent pas ce qu’est un syllogisme bien souvent), du syllogisme faux bien sûr.
    Pour l’histoire de parler à un inconnu en croyant que c’est ta mère, ton amie, etc, ça m’est déjà arrivé plein de fois, mais en fait, je m’en rends compte souvent rapidement. En général, ça passe inaperçu, parce que je ne parle pas vraiment fort, et que du coup, il faut que mon interlocuteur sache que je vais parler pour m’entendre (je sais pas si c’est compréhensible dis comme ça). Et puis du coup, vu que je sais qu’on peut ne pas m’entendre, je regarde pour voir si mon interlocuteur a capté que je lui parlais, et c’est à ce moment précis que je me rends compte après deux trois mots que je parle à un(e) inconnu(e). Et puis je baisse la tête et je m’éclipse comme si de rien n’était.
    J’ai assez de chance, le « harcèlement de rue », je n’y ai pas vraiment « droit ». Je ne suis pas le genre à attirer vraiment les mecs en chaleur X) Peut-être quelques fois, des mecs ont essayé d’attirer mon attention quand je portais une jupe un peu courte ou un décolleté, mais en fait, je me sens très rarement concernée par des appels lointains où mon prénom n’est pas mentionné, je préfère ne pas croire que c’est « pour moi », même si je m’en doute (dans d’autres situations, genre un prof qui ne connais pas ou qui a oublié mon nom, je sais, « inconsciemment » qu’il s’agit de moi, je gribouille la tête sur mon cahier, embarrassée de ne pas savoir tout en sentant que l’attention est sur moi, et je finis par lever la tête et voir le regard fixé sur moi,, super gênant ^^ »). Le pire, c’est que fasse à ce manque d’éducation, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup de solutions…

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s