Mon expérience: l’internat

Avec l’internat, c’est souvent tout ou rien. On en entend du bien comme du mal. Certains ont adoré, d’autres ont détesté. Parfois, c’est par « punition » qu’on nous envoie là-bas et parfois c’est par choix. Quoi qu’il en soit, que cette expérience ait été bien ou mal vécue, elle reste toujours dans un coin de votre tête. Elle vous aura appris des choses (enfin, je crois).

Je vais vous parler de mon expérience dans un internat.

J’y suis allée de mon plein gré, personne ne m’a forcé (c’était pour quelque chose comme le sport étude pour faire simple). Cet internat se trouvait à presque 400 km de chez moi (non, ce n’est pas une blague) donc forcément, j’ai réfléchi avant de me lancer. Mais j’ai vite compris que j’avais énormément de choses à gagner en partant là-bas. Ça n’allait pas trop chez moi à cette époque donc ce n’était pas plus mal.

Donc, à 16 ans et pas avec toutes mes dents (- 4 dents de sagesse, mais ça on s’en fout), j’ai bougé mon fessier direction l’internat (et le lycée, forcément). Oui j’étais stressée, je ne connaissais pour ainsi dire personne (si, les filles qui étaient venues, comme moi, pour le sport) et Dieu a voulu que je sois timide (merci…). Malgré tout j’ai quand même réussi à me faire des potes et à adorer ces deux années de ma vie. Oui, parce que je suis de ceux qui ont bien vécu leur passage en internat.

Comment fonctionnait mon internat:

On pouvait arriver le dimanche soir ou le lundi matin. C’était pratique le dimanche parce qu’on pouvait défaire nos valises tranquillement et se poser.  Par contre, le self était  fermé donc on devait ramener notre bouffe et on ripaillait dans nos chambres. C’est pas plus mal que le self n’ait pas été ouvert le dimanche soir parce que, quand tu y manges matin, midi et soir 5 jours par semaine, je t’assure que tu n’en peux plus! BREF.

Pour ce qui est des horaires d’ouverture et de fermeture de l’internat, il ouvrait à 17h15 après les cours sauf le mercredi où il ouvrait à 13h15. Et le matin, il fallait l’avoir quitté pour 7h55. Pas toujours évident mais on s’y fait.

Ce qui est pratique, c’est que comme on est dans le lycée, on a pas les problèmes de transport en commun et tout ça. Donc, on pouvait se permettre de se lever à 7 heures du matin, tranquille.

7 heures: réveil ou plutôt mini crise cardiaque provoquée par la sonnerie du réveil. Je suis donc réveillée, mais mes colocs de chambre de le sont pas. J’ai le sommeil léger, elles ne l’ont pas. Je dois donc les réveiller, la voix enrouée et le bouche pâteuse (ouais je sais, ça donne envie).

Ensuite, toujours en pyjama, je vais au p’tit dèj, j’évite de me prendre la porte vitrée, j’entre dans le self, je chope le plateau, je vois le pion, le pion me voit, je ne suis pas maquillée ni coiffée, il a peur, moi aussi. Je lui dis « bonjour », il me dit « bonjour », je me force, je ne l’aime pas. Je prends donc le pain et tout le tralala puis je vais sur notre table. Oui, parce que mes potes et moi, on avait une table de prédilection (pourquoi cette table plutôt qu’une autre? Vous avez 4 heures). Donc je m’assois. J’étais souvent la deuxième à arriver. Et peu à peu, la table se remplissait. Y avait plusieurs comportements types sur cette table. D’abord, celles qui ne parlent pas, tant elles sont dans le pâté (pour reprendre l’expression d’une très bonne amie à moi), d’autres sont déjà bien réveillées, maquillées, prêtes à entamer la journée et il y a les loques semi-réveillées. Je ne vous cache pas que je faisais partie de la dernière catégorie. Bref, tout ce beau monde prend tranquillement son dèj puis, vers 7h20, je m’eclipse.

7h20: il est temps de passer au ravalement de façade. Etape maquillage et coiffage. Je laisse les routines beauté de côté, ça prendrait 20 ans à expliquer et ce n’est pas trop le sujet. Ce qui est intéressant, c’est la notion de partage de cette heure. « Ophélie, j’t’ai emprunté ton lisseur, ça dérange pas? » et les « T’as pas du mascara? »  C’est beau, je sais. La face rafraîchie, il est temps de s’habiller (non, je ne suis pas sale, je me lave le soir). Et encore une fois, un beau moment de partage ou plutôt du trafic: « Tu peux me prêter ton pull? J’te laisse mettre mon vernis si tu veux! » 

Et finalement, on arrive très vite à 7h55, heure du « jartage » massif. On est sorti de l’internat, on va maintenant en cours ou on bosse au CDI ou ailleurs.

Bon, c’est vrai qu’avec ces horaires, on se sent un peu comme des robots. Mais être un robot, c’est cool (cf Bender dans Futurama).

Mais je ne vais pas vous mentir, c’est surtout grâce à mon super groupe de potes si tout s’est super bien passé. Et pas seulement ceux de l’internat mais tout ceux avec qui j’ai traîné en cours ou pendant les pauses. Ceux que j’ai appris à connaître grâce à des potes de l’internat, justement. J’ai eu la chance de faire de formidables rencontres. (ouais, j’suis émue).

Nous étions fort minables, c’était formidable! (j’ai retourné la chanson pour que ça nous corresponde mieux, c’est plutôt réussi!)

On s’aidait pour les révisions de bac etc, on apprenait ensemble, on se donnait des coups de main. Ok, le travail c’est bien mais la déconne, c’est mieux!

Je pourrais vous parler de la fois où on a mis du Candy Up dans une bouilloire (la bouilloire est interdite donc déjà, on était dans l’illégalité). Mauvaise idée les ami(e)s, on a eu droit à un tsunami, fallait voir la crise de fou rire dans la chambre. Ou encore la fois où j’ai fait sauter tous les plombs de l’internat rien qu’en mettant mon Ipod à charger (c’était totalement involontaire, n’empêche que je me sentais mal parce que certaines personnes bossaient sur leur PC et que leur travail aurait pu être effacé). Egalement les trafics de bouffe et de vernis, les emprunts à long terme des couverts du self (chut, faut pas le dire) et plein d’autres choses un peu gênante dont je ne parlerais pas… Arrêtez tout de suite si vous pensez à des choses dégueulasses! Non mais!

Enfin, tout ça pour dire que l’internat a été, pour moi, une très bonne expérience, qui m’a permis de devenir plus autonome, de rencontrer de nouvelles personnes (la crème de la crème), d’avoir mon bac avec mention (parce qu’on est quand même là pour ça à la base) et plein d’autres choses.

J’espère que ce sujet ne vous aura pas trop ennuyé et je vous dis à plus tard.

Bisous

Ophélie

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